Les ateliers

La Fabrique des Jeux en Seine-Saint-Denis permet de rendre concrète la démarche de la Fabrique. Les ateliers prendront la forme de groupe de travail thématisés. L'objectif étant de faire émerger des projets, des propositions et prises de positions sur tous les sujets relatifs aux Jeux de 2024.

L'actu des ateliers

La Seine-Saint-Denis signe un manifeste pour l’Olympiade culturelle des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024

 

La beauté du geste, c’est un collectif d’acteurs culturels, sportifs, associatifs, intellectuels, chercheurs et élus qui appelle, à travers un manifeste à lire ci-après, à inventer une olympiade culturelle ambitieuse. Dans ce territoire marqué par les inégalités, mais aussi par la richesse de sa diversité culturelle, ils veulent affirmer l’importance de construire un programme mêlant intimement art, culture et sport, qui inclue pleinement les habitants des quartiers populaires, et leur permette d’être acteurs des transformations importantes que va connaître la Seine-Saint-Denis.

 

La beauté du geste

Combien de fois, dans l’art comme dans le sport, a-t-on évoqué « la beauté du geste » ? L’événement sportif génère une exaltation et un sentiment de communion dont l’intensité est comparable à celle des émotions ressenties lors d’un grand spectacle ou d’un concert. Ces émotions et instants partagés nous unissent, nous emportent et confèrent à l’événement sportif ou artistique sa portée universelle.
Tous les quatre ans, les Jeux olympiques et paralympiques entendent porter haut et fort cet idéal de fraternité. Pourtant, si leur histoire récente est marquée par des réussites, elle est faite aussi de rendez-vous manqués sur le plan social, écologique et économique. Comme l’ensemble de la société, l’esprit des Jeux est en effet sans cesse exposé au risque d’être dominé par les puissances de l’argent et l’inquiétant pouvoir de fascination des images. L’art comme le sport véhiculent pourtant ces valeurs essentielles à l’émancipation individuelle et collective que sont la solidarité ou l’hospitalité. C’est donc à l’aune de ces valeurs qu’il nous faudra regarder ce qu’auront été les Jeux de Paris 2024, et dans ce que ces Jeux auront permis de laisser en héritage, comme transformation en profondeur de nos villes et de notre pays, que nous pourrons en mesurer la réussite.


L’Olympiade culturelle qui se déroulera d’octobre 2020 à octobre 2024 accompagne et célèbre par les arts et la culture l’arrivée des Jeux à Paris et en Seine-Saint-Denis. Elle offre la perspective d’un temps long et une visibilité incomparable pour enclencher ces transformations et conférer à l’événement sportif une dimension politique, poétique et symbolique à la hauteur de nos aspirations.
Nous sommes déterminés à relever ces défis dans nos structures et à travers nos projets. Déterminés à proposer à cette occasion des créations et des soirées inoubliables, fédératrices et festives. Mais déterminés surtout à faire de l’Olympiade culturelle un facteur de changement, d’inclusion et d’émancipation pour chacun et chacune.


Nous, acteurs de la vie culturelle, sportive, associative, éducative, intellectuels, chercheurs, élus de la Seine-Saint-Denis, avons la conviction que notre département est le territoire idéal pour réaliser en profondeur les transformations économiques, écologiques, sociales et urbaines que promet le projet olympique. En Seine-Saint-Denis, « territoire-monde », les besoins et la demande de démocratie des citoyens sont immenses, tout autant que l’inventivité et la richesse des expérimentations sociales. Fiers de nos savoir-faire, singularités et pluralités, nous sommes convaincus que l’Olympiade culturelle doit être marquée par le sceau de la jeunesse et de l’inclusion. Nous proposons de fabriquer collectivement des projets – avec les habitants –, qui démultiplieront les imaginaires, feront rayonner la féconde diversité de notre territoire, dynamiseront le Grand Paris de la culture et créeront des ponts avec les autres territoires olympiques, notamment Marseille, qui nous ressemble à tant d’égards.


Ici en Seine-Saint-Denis plus qu’ailleurs, la créativité s’incarne dans la jeunesse qui, lucide sur la nécessité de changer nos modes de vie, est porteuse d’avenir. C’est avec l’élan de cette jeunesse que nous pourrons réinventer la solidarité intergénérationnelle et internationale ; permettre l’hospitalité avec les plus démunis ou isolés ; mener des actions écologiques au profit des habitants ; proposer des programmes artistiques et sportifs autour du handicap ; créer des projets par les nouvelles technologies et nouveaux langages dont les jeunes sont détenteurs.


Il faudra pour cela continuer d’ouvrir nos lieux, déplacer les usages habituels des équipements culturels, repenser avec des architectes, des artistes, des acteurs du monde sportif et les habitants leur transformation, habiter aussi les équipements sportifs, les friches industrielles, les parcs et places publiques… afin de créer des espaces de convergence qui laissent émerger des nouveaux usages de sociabilité, de production artistique, sportifs, d’éducation populaire et ainsi renouveler concrètement nos imaginaires. C’est un nouveau paysage hors du commun qui verra le jour, des sites d’exception divers, vivants, miroirs de la Seine-Saint-Denis.
Nous avons ici et aujourd’hui cette grande ambition, que nous voulons partager avec Paris, la France, l’Europe et le monde. Elle est le pivot historique d’une politique en faveur de nos villes et quartiers populaires. Nous l’avons appelé « La Beauté du geste ». C’est à partir de cette beauté et avec les nouvelles générations que nous écrirons le récit de cette olympiade, tournée vers le futur.

Signataires
Nil Dinç et Henriette Morrison (Gongle, expérimentations sociales et théâtrales), Cathy Bouvard (Les Ateliers Medicis), Catherine Simonpietri (Ensemble Sequenza 93), Annie Thomas et Vincent Merlin (Cinémas 93), Héloïse Pascal (Un neuf trois Soleil ! pôle ressource spectacle vivant très jeune public), Alexandre Vallès (Garde-Robe), Robert Turgis (UFOLEP 93), Sylvie Boulanger (CNEAI, centre d’art), Chantal Richard (Périphéries, centre création cinéma), Bruno Giel (CDOS de Seine-Saint-Denis), Patrice Haddad (Red Star Football club), Pierre Siméon (Promovoile), Saïd Bennajem (Boxing Beats), Jean-Paul Hatterer, Corinne Peratou, Clément Rémond (Comité FSGT 93), Pascal Papillon et Vanessa Khalfa-Duval (Tremblay-en-France Handball), Bruno Lacam-Caron (Le Flash de La Courneuve), Lea Micner (MAAD93, musiques en Seine-Saint-Denis), Pascale le Corre (Bibliothèques en Seine-Saint-Denis), Xavier Lemettre (Banlieues Bleues), Kamel Dafri (Villes des musiques du monde), Sébastien Lagrave (Africolor), Zahia Ziouani (orchestre symphonique Divertimento), Edgard Garcia (Zebrock), Nathalie Rappaport (Festival de Saint-Denis), Emma Raguin Lemettre (Panorama des cinemas du Magreb et du Moyen Orient), Sylvie Vassalo (Salon du livre et de la presse jeunesse), Juliette Bompoint (Mains d’œuvres), Julien Beller (Le 6B), Stéphane Simonin (Académie Fratellini), Philippe Mourat et Catherine Teiro (Citoyenneté jeunesse), Fabienne Pourtein (Maison des suds), Mathieu Bauer (Nouveau théâtre de Montreuil, Centre dramatique national), Hortense Archambault (Maison de la Culture de la Seine-Saint-Denis), Marie-José Malis (La Commune, Centre dramatique national), Jean Bellorini (Théâtre Gérard Philipe, Centre dramatique national), Emmanuelle Jouan (Théâtre Louis Aragon), Pauline Simon (Centre Culturel Jean Houdremont), Elsa Sarfati (Espace 1789), Anita Mathieu (Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis), Jacky Evrard (Côté court), Lisa Valverde (La Fontaine aux images), Jean-Pierre Vivante (Le Triton), Francis Lepigeon (Cultures du cœur 93), Olivier Darné (Parti poétique), Anne-Marie Jupin-Vendôme (Double point), Robin Renucci (Les Tréteaux de France, Centre dramatique national), Anna Stevanato (Dulala, D’une langue à l’autre), Annick Allaigre (Université Paris 8), Lionel Pioline (Directeur de l’ENACR), Pervenche Beurier (Pôle Média GrandParis)

 

Vous souhaitez rejoindre les signataires ? Ecrivez-nous à delegationJOP2024@seinesaintdenis.fr
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– Mardi  15 octobre : retour sur le premier atelier « Olympiade culturelle » de la Fabrique des Jeux –

 

L’Olympiade culturelle se prépare aujourd’hui

 

Mardi 15 octobre, près de 250 actrices et acteurs des mondes culturels et sportifs se sont réuni·e·s à l’Embarcadère d’Aubervilliers dans le cadre de la Fabrique des Jeux pour travailler au projet d’Olympiade culturelle de Paris 2024.

Une vingtaine de grandes tables avec chacune une dizaine de chaises autour, papiers stylos sortis, la grande salle de l’Embarcadère avait des airs de classe d’école au moment des travaux de groupes. Et c’est bien de cela qu’il s’agit : se rassembler pour travailler ensemble à la réalisation d’une Olympiade culturelle qui associera la population et montrera le dynamisme et la richesse de la diversité de la Seine-Saint-Denis.
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Stéphane Troussel, président du Département, l’a rappelé en ouverture des travaux : « C’est en Seine-Saint-Denis qu’on jugera si Paris 2024 aura réussi ses Jeux. C’est là qu’on y verra l’héritage olympique. » Stéphane Fiévet, directeur culture de Paris 2024, a rappelé les grandes étapes : « Cette Olympiade culturelle doit vivre durant les quatre années qui précèdent l’événement, avec la population. Un grand festival sera organisé durant les Jeux olympiques et paralympiques. L’Olympiade culturelle apportera des éléments pérennes qui feront partie de l’héritage des Jeux. » Mathieu Bauer, directeur du nouveau Théâtre de Montreuil a présenté le manifeste du collectif « La beauté du geste », rassemblement d’acteurs culturels, sportifs, associatifs, intellectuels, chercheurs et élus volontaires pour inventer une olympiade culturelle ambitieuse.
Ruth Mackenzie, directrice artistique du Théâtre du Châtelet, connaît bien le sujet. C’est elle qui a organisé pour les Jeux olympiques de Londres le plus grand festival de l’histoire du Royaume-Uni avec plus de 25 000 artistes. Une réussite reconnue dans le monde entier. Elle est très confiante quant à la réussite de cette Olympiade culturelle : « Paris 2024 a le grand atout de se fonder sur des valeurs clairement énoncées et partagées : l’inclusion, l’innovation, la diversité et l’héritage. Nous n’avions pas compris cela en 2012. Donc Paris 2024 va être plus réussi que Londres ! »

Pour cela, les participants se mettent au travail. Chaque table choisit de réfléchir sur un des six thèmes proposés par les équipes du Département :

* Croiser art et sport
* Investir les paysages et les espaces publics
* Reconnaître et valoriser les diversités
* Partir des jeunes
* Dialoguer avec l’Europe et le Monde
* Construire une nouvelle vision et une nouvelle approche du handicap.

Explosion d’idées

Lors de la restitution des travaux, les idées fusent. Certaines sont partagées par plusieurs groupes de travail : accueillir le monde entier en leur montrant la richesse de la diversité de la Seine-Saint-Denis (« Bienvenue chez vous ! »), décloisonner les sites des rencontres sportives en organisant des circulations entre eux, avec une signalétique particulière et un parcours artistique, associer pleinement les jeunes à la construction de cet événement, s’appuyer sur les habitants et la richesse de leurs particularités culturelles, intégrer le public et les artistes porteurs de handicap…

D’autres sont plus singulières : imaginer des Olympiades gastronomiques, créer un spectacle racontant les Erythréens venus pour gagner le marathon et les Erythréens de la Plaine Saint-Denis venus pour ne pas perdre, écrire et chanter un hymne des Jeux olympiques dans toutes les langues parlées en Seine-Saint-Denis…

Un premier rendez-vous riche en échange d’idées, d’autres dates seront bientôt proposées pour avancer. Stéphane Troussel a annoncé son intention d’organiser un premier événement avant les Jeux olympiques de Tokyo, il ne faut pas tarder !

 


– Mardi 17 septembre : retour sur le 1er atelier Sport de la Fabrique des Jeux –

 

La Fabrique des Jeux se penche sur l’urbanisme

 

Mardi 17 septembre, plusieurs acteurs engagés dans la préparation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 ont évoqué au siège du CDOS 93 les liens entre sport et urbanisme. Leur conclusion : les futurs Jeux sont l’occasion d’influencer durablement la ville.

Pour cette nouvelle édition de la Fabrique des Jeux – une structure lancée par le Département pour fédérer plusieurs acteurs de la société autour des Jeux de 2024 – rendez-vous avait été donné au siège du Comité départemental olympique et sportif 93, à Pantin. Là, à deux pas des berges du Canal de l’Ourcq où le trafic des vélos a nettement augmenté au cours de ces dernières années, il s’agissait justement de réfléchir aux liens entre urbanisme et sport et à comment le premier se doit de favoriser la pratique du second.
Le premier constat, c’est Pierre-Olaf Schut, professeur à l’Observatoire des méga-événements à l’université de Paris-Est Marne la Vallée, qui le posait : la Seine-Saint-Denis est peut-être un pourvoyeur régulier de médailles dans le sport de haut niveau, mais « elle souffre d’un retard important en matière d’équipements sportifs » (1,59 équipements pour 1000 habitants, soit la 2e moyenne la plus basse en Ile-de-France). Les Jeux olympiques et paralympiques de 2024, dont une bonne partie se déroulera sur le territoire du 93, seront-ils à même de combler ce déficit structurel ? « Ce ne sera le cas que partiellement, car le retard pris est important et le boom démographique de cette partie de l’Ile-de-France l’un des plus forts dans les prochaines années », avançait ce spécialiste des grands événements sportifs.


Pas de quoi baisser les bras pour autant. Avec 8 piscines qui resteront sur le territoire de Seine-Saint Denis après les Jeux et de nombreux équipements de sport rénovés ou carrément neufs, l’héritage du grand rendez-vous de 2024 est tout de même bien assuré. Et pensé de manière à inclure le plus grand nombre… « Si l’on prend l’exemple de la piscine olympique qui restera à Saint-Denis après les Jeux, elle a aussi été pensée pour accueillir des scolaires et des habitants, en dehors du haut niveau. C’est la raison pour laquelle la jauge initiale des Jeux (gradins de 6000 places) sera ramenée à 2500, pour éviter tout effet de gigantisme », expliquait ainsi Malo de Lesquen, de la Métropole du Grand Paris, maître d’ouvrage sur cette opération.

Recoudre la ville

Inclusion, ce sera évidemment aussi le maître-mot du Prisme. Annoncé pour 2023, ce nouvel équipement porté par le Département favorisera la pratique handisport ou partagée. Installé au stade de la Motte à Bobigny, derrière l’hôpital Avicenne, ce « Pôle de référence inclusif sportif métropolitain » se veut aussi un futur lieu de recherche sur les applications du sport dans la santé ou en biomécanique. « Cet équipement, unique en Europe par son ampleur et sa conception, doit améliorer l’accès des personnes handicapées au sport et dynamiser tout le territoire sur les enjeux d’accessibilité universelle. », soulignait Joris Delivré-Melhorn, chef du projet paralympique au Département et du Prisme.
Offrir une large place au sport dans la conception de la ville, cette priorité animait les différents acteurs de la soirée, au point de déborder des équipements sportifs vers les espaces publics. « Sur les ouvrages dont nous avons la maîtrise d’ouvrage directe – le village des athlètes et des médias – nous veillons vraiment à façonner une ville active et résiliente, qui favorise la pratique du sport, assurait ainsi Pierre-Antoine Leyrat, représentant de la Solideo – la Société de livraison des ouvrages olympiques. Et de poursuivre : « Un concept clé est aussi l’accessibilité universelle. Cela inclut bien sûr les situations de handicap, mais aussi les questions de genre, puisqu’on sait que des femmes se sentent parfois exclues de certains espaces publics. En tout cas, il faut toujours placer la question des usages d’un lieu avant les questions techniques ou de budget. »
Autant de belles intentions sur le papier. Mais dans les faits ? Un doigt se levait dans l’assistance, pour une question pertinente : « Comment faites-vous pour associer les populations locales aux décisions d’aménagement ? » « L’écoute des habitants et des associations de quartier est effectivement fondamentale, convenait Céline Daviet, directrice de la Mission JO à Plaine commune. Et ce que nous disent souvent les habitants dans les consultations que nous menons, c’est qu’ils veulent que ces Jeux améliorent leur qualité de vie, celle des personnes déjà présentes sur les lieux. C’est effectivement notre objectif : ces Jeux peuvent être une occasion pour recoudre la ville et essayer de réduire des fractures urbaines » L’urbanisme, assurément, est un sport d’équipe.


– Mardi 25 juin : Atelier de la Fabrique : 2e rencontre avec les acteurs économiques locaux

 

Vous êtes représentant d’une TPE, PME ou d’un acteur de l’économie sociale et solidaire en Seine-Saint-Denis et souhaitez prendre part à l’aventure des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 ? Le Conseil départemental et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Seine-Saint-Denis organisent mardi 25 juin la 2e rencontre de la Fabrique des Jeux Olympiques afin de vous mettre en contact avec les grands dirigeants des chantiers olympiques du département.

 

Inscription et programme

 

 


– Atelier des villes : Pour Paris 2024, les villes se mobilisent  –

 

Jeudi 31 janvier, La Fabrique des Jeux a tenu à Bobigny son premier Atelier des Villes, réunissant toutes les communes de Seine-Saint-Denis et le comité d’organisation de Paris 2024. Une première étape dans la construction de l’héritage des Jeux.

Le Département et les villes de la Seine-Saint-Denis ne veulent pas manquer leur rendez-vous avec les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Pour les préparer ensemble, ils ont invité Tony Estanguet et l’équipe dirigeante du Comité d’organisation des Jeux Olympiques (COJO) au premier Atelier des Villes de La Fabrique des Jeux, animé par Olivier Klein, maire de Clichy-sous-Bois et réunissant toutes les communes de Seine-Saint-Denis. Tony Estanguet a ouvert les débats en rappelant l’importance qu’aura la Seine-Saint-Denis dans l’organisation de ces Jeux : « La moitié des épreuves s’y dérouleront et les seules infrastructures pérennes qui seront construites le seront sur ce territoire. »

Mathieu Hanotin, conseiller départemental en charge des grands événements, a annoncé les cinq priorités du Département pour contribuer à construire l’héritage des Jeux qui restera aux habitants de Seine-Saint-Denis :

– Création de 24 sites de pratique sportive sur la voirie, les parcs, les berges de voies d’eau.
– Réalisation d’un plan piscine avec 5 nouvelles piscines, 17 rénovées, avec l’ambition que 75% des élèves entrant en 6e sachent nager.
– Construire un équipement dédié aux pratiques sportives inclusives (mêlant personnes en situation de handicap et valides), unique en Europe.
– Permettre à des collégiens, des jeunes bénéficiaires du RSA et jeunes sportifs de réaliser un projet de mobilité à l’international.
– Faire des Jeux un levier de formation et de montée en compétences des habitants, valoriser les compétences linguistiques, monter des plans de formation adaptés aux besoins en termes d’emplois pour les Jeux…

Quatre décisions concrètes

Après ces présentations, les maires et représentants des villes ont fait part de leur expérience, points de vue, des attentes de leurs habitants. Concrètement il a été acté :

– La création d’une lettre d’information entre les collectivités de Seine-Saint-Denis pour partager l’actualité et les projets liés aux Jeux ;
– La mise en place d’un comité technique au niveau du département avec les villes et la réunion de l’Atelier des Villes tous les trimestres ;
– La mobilisation des villes autour de la Journée Olympique du 23 juin et les Journées de la jeunesse et du bénévolat ;
– L’association des Villes à la stratégie Héritage pour la Seine-Saint-Denis en lien avec Paris 2024 et le Département.

A l’issue de cette rencontre, Tony Estanguet a déclaré : « A Paris 2024, on dit souvent que les Jeux seront ce que l’on décide collectivement d’en faire. La Fabrique des Jeux est un formidable outil au service de cette vision, pour construire les Jeux de 2024 avec le territoire de la Seine-Saint-Denis. Avec l’ensemble des acteurs locaux, nous partageons l’ambition de faire de Paris 2024 une chance pour les habitants du département. Nous avons cinq ans pour concrétiser ensemble cette ambition. »

Une ambition partagée par Stéphane Troussel, président du Département de la Seine-Saint-Denis : « Notre engagement est total pour permettre la participation directe de tous les habitants, et pour que les Jeux de 2024 soit un booster pour tout le territoire. L’adoption par le Département d’un plan de mobilisation s’inscrit dans la stratégie d’héritage ambitieuse de Paris 2024. Grâce à la Fabrique des Jeux, en coopération étroite avec le COJO, nous voulons mettre toutes les villes au cœur du projet olympique pour construire nos jeux en Seine-Saint-Denis. »

 


– Mercredi 19 janvier – ATELIER DE LA FABRIQUE : lancement de la mobilisation des acteurs économiques du territoire –

 

Mercredi 19 décembre, dans le cadre de la Fabrique des jeux, a eu lieu le premier rendez-vous entre les PME du 93 et Solideo, société chargée de livrer les équipements pérennes des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, en 2024. Au cœur de la rencontre, la question de l’héritage économique et éthique laissé ces grands travaux, dont le budget atteint 3 milliards d’euros.

Tout ce que la Seine-Saint-Denis compte d’acteurs économiques avait répondu présent, en ce mercredi 19 décembre, à l’appel de la Chambre du commerce et de l’industrie de Seine-Saint-Denis. En cette fin de journée, ils venaient pour la première fois rencontrer les représentants de Solideo, la société de livraison des équipements olympiques et paralympiques.

Empreinte éthique
Après le mot de bienvenue de Danielle Dubrac, dont on retiendra la formule « Les jeux en valent la chandelle », Stéphane Troussel, président du conseil départemental, monte à la tribune. Le maître mot de son intervention ? L’héritage. « Il faut réussir, bien sûr, les 30 jours de JO. Mais surtout les 30 ans qui suivent. C’est en Seine-Saint-Denis qu’on viendra voir si les JO de Paris 2024 furent une réussite. Il faut profiter de cette occasion pour recoudre le lien avec les banlieues », commence le président. Cet héritage sera fait des retombées économiques de ces grands travaux, mais aussi de l’empreinte éthique imprimée notamment par le Département, qui a poussé pour que la Charte des JO impose deux clauses dans les marchés publics : 10% des heures devront être réalisées par des apprentis, des habitants des quartiers « politique de la ville » et des personnes éloignées de l’emploi, et 25% du montant des marchés devra revenir aux PME et aux TPE du 93.

La Seine-Saint-Denis doit surfer sur la dynamique lancée par les JOP, le métro du Grand Paris, et l’opération de résorption de l’habitat insalubre pour devenir un « cœur battant du Grand Paris », déclare Stéphane Troussel.

Candidats du terroir
La parole est ensuite laissée à un entrepreneur expérimenté, déjà à la manœuvre lors des travaux pour construire le Stade de France. « A l’époque, 450 entreprises avaient participé au chantier, et nous avions créé 850 emplois, dont certains se sont pérennisés. Cette fois à nouveau, les PME et TPE de Seine-Saint-Denis doivent prendre leur héritage, leur part du gâteau », explique Francis Dubrac, vice-président de la Chambre des métiers et de l’artisanat. « 90% des marchés vont revenir à de grandes sociétés, car on ne peut prendre le risque de ne pas tenir les délais. Or, 80% des 80 000 entreprises du 93 ont moins de 25 salariés. Répondre sans s’être préparé, c’est prendre un risque technique et financier, et il faudra aussi avoir les épaules pour respecter les clauses exigées par la charte. Ces JOP doivent servir à nos entreprises pour acquérir des labels éco-responsables ».

Puis il reprend : « Nous devons essayer de répondre à un maximum de chantiers, du maréchal ferrant pour les chevaux aux 20 000 tables et 17 000 lits, et autant de taies d’oreiller. Car nous sommes les meilleures entreprises de France pour y répondre : nous sommes les candidats du terroir », assène-t-il, rappelant qu’aux JO de Rio, le budget pour les fournitures s’élevait à 700 millions d’euros.

3 milliards d’euros
Isabelle Vallentin, directrice générale adjointe de Solideo, prend la parole. Elle détaille le mécanisme complexe des commanditaires des réalisations des JO, puis liste les 40 ouvrages pérennes à réaliser, parmi lesquels le village Olympique, autour du Stade de France, et son centre aquatique, la passerelle pour relier l’île Saint-Denis et le stade de France, le franchissement de l’A1, le dragage d’un bras de la Seine, la réalisation d’un « village des médias » pour accueillir les 24000 journalistes prévus, le réaménagement des berges allant de la Villette à Saint-Denis… Le budget total des appels d’offres privés s’élève à 1,7 milliard d’euros, tandis que le budget abondé par l’Etat et les collectivités se monte à 1,5 milliard. En terme de calendrier, les appels d’offres sont élaborés en 2019, publiés en 2020, la réalisation des ouvrages s’étendra entre 2021 et 2023, et la livraison interviendra en 2024. Après les Jeux, les équipements seront remis aux collectivités qui remettront les équipements en état, transformeront les logements construits pour l’occasion en logements familiaux etc. Isabelle Sery, responsable de la stratégie insertion et emploi de Solideo, insiste quant à elle sur la dimension exemplaire que devront avoir ces Jeux, rappelant que les conditions de travail seront étroitement contrôlées, que la lutte contre la fraude y sera bien réelle, et que les JOP 2024 doivent laisser en héritage des « bonnes pratiques ».

Networking
Deux « tables rondes » concluent la soirée. La première réunit les témoignages des quatre établissements publics territoriaux de Seine-Saint-Denis, des représentants de la SNCF, et de la DIRECCTE, et la seconde, des acteurs accompagnant l’accès aux marchés des TPE, PME et de l’ESS, ainsi que des présentations de plateformes réunissant les appels d’offres telles que #Entreprise 2024, Impact 2024, ou encore Maximilien et Inser’Éco93.

Vous pouvez retrouver l’ensemble de la présentation de l’atelier au lien ci-dessous :

Présentation-Atelier-CCI

 

 


– Mercredi 14 novembre – ATELIER DE LA FABRIQUE : les acteurs de l’ESS se mobilisent –

 

Le 14 novembre dernier, la Fabrique des Jeux en Seine-Saint-Denis et les acteurs de l’Économie Sociale et solidaire (ESS) de la Seine-Saint-Denis ont donné le coup d’envoi d’un premier atelier visant à lancer une mobilisation forte des acteurs de l’ESS dans le cadre de l’accueil des Jeux de Paris 2024.

L’objectif est de rassembler les acteurs du territoire pour construire des actions utiles et concrètes permettant de saisir toutes les opportunités offertes par l’accueil en Seine-Saint-Denis des Jeux de Paris 2024. Ce lancement est intervenu dans le cadre de la journée départementale du mois de l’ESS, afin notamment de présenter un manifeste des attentes du secteur liées aux JOP de 2024.
Cette tribune « pour des JO vraiment solidaires », paraphée par 93 acteurs de l’économie sociale et solidaire du département servira de point de départ aux futurs séances de l’atelier.

La tribune des acteurs de l’ESS pour des JOP solidaires

Les ateliers de la fabrique

Une cinquantaine de partenaires de la Fabrique ont décidé de travailler sur des ateliers issus de thématiques différentes. L’objectif étant de montrer et chercher à valoriser tous les champs pouvant être touchés et bénéficier de l’impact positif des Jeux.

Ces ateliers partenariaux prendront la forme de groupes de travail thématiques, connectés aux différentes démarches, projets et actions qui seront inscrits dans la mobilisation de la collectivité ou de celle de ses partenaires.

Ainsi, des premiers ateliers ont été montés autour des sujets suivants :

Sport et Urbanisme

Economie

 

L'atelier des habitants

L’atelier des habitants offre un cadre d’échange et de débats à tous les habitants et usagers du territoire séquano-dionysien. Avec la Fabrique des Jeux en Seine-Saint-Denis , nous vous donnons la parole. Si vous avez une idée, n’hésitez pas à nous en faire part.

Voir les idées des habitants

Participer

Votre idée pour 2024

L’atelier des habitants offre un cadre d’échange et de débats à tous les habitants et usagers du territoire séquano-dionysiens. Avec La Fabrique des Jeux en Seine-Saint-Denis, l’ambition est donc de vous donner la parole concernant les Jeux olympiques et paralympiques.

Vous avez donc une idée, un projet concernant les Jeux olympiques et paralympiques en Seine-Saint-Denis ? Alors n’hésitez pas à nous en faire part en remplissant ce formulaire !

Merci !

Nous avons bien reçu votre contribution. L’équipe de la délégation Jeux Olympiques et Paralympiques du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis traitera celle-ci dans les 48 heures.

Vous pourrez ensuite la retrouver en ligne et la partager sur les réseaux sociaux.

Encore merci pour votre participation.

 

Pour toutes questions supplémentaires, vous pouvez nous contacter à delegationJOP2024@seinesaintdenis.fr